Prix d’histoire maritime 2018 à Bastien Carpentier

Le mardi 18 octobre, aux Archives nationales à Paris,

Bastien Carpentier a reçu le Prix d’Histoire maritime Etienne Taillemite de la Société Française d’Histoire maritime, pour son travail de thèse intitulé L’économie politique de la guerre. Giovanni Andrea Doria, la république de Gênes et la monarchie hispanique (1560-1606), sous la direction de Jean-Philippe Priotti, MCF-HDR à l’Université du Littoral-Côte d’Opale.

Créé à la mémoire de l’Inspecteur général des Archives de France Étienne Taillemite (1924-2011),  ce prix récompense chaque année un premier livre publié par un historien et une thèse à caractère universitaire.

Parution de « Saint-Malo, construction d’un pôle marchand »

Jean-Philippe Priotti (dir.), Saint-Malo, construction d’un pôle marchand (années 1480-1650), hors-série, Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, numéro de novembre 2018

Sur les traces des pionniers malouins (explorateurs, marins et marchands), un groupe de chercheurs internationaux examinent les mécanismes qui permettent de poser les bases d’un grand pôle commercial à Saint-Malo. Bravant les dangers de tous les océans, ces hommes sont d’abord observés dans leurs activités de cabotage, dont les modalités devaient constituer la matrice de leur système d’échanges et assurer la première accumulation de capitaux. Authentiques marchands-aventuriers, ils n’hésitent pas à prendre les armes pour défendre la ville, leurs chargements à bord de petites embarcations comme leurs gros navires, faits singuliers dans un milieu marchand soucieux de paix, au pied peu marin et traditionnellement consacré tout entier au commerce. « Malouin suis » dit la tradition, pourtant, plus d’un tiers d’entre eux meurent hors de la ville et un grand nombre traitent au quotidien avec des gens d’affaires et de mer issus des quatre coins de l’Europe, et avec des populations d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Qu’est-ce donc que d’être malouin dans un port où nombreux sont les polyglottes et où la pluralité des identités constituent une ressource essentielle du succès ?

 

Sommaire

Présentation : Jean-Philippe Priotti, La réussite malouine entre mobilité, commerce et jeux d’identification (XVIe-XVIIesiècles)

Première partie- Dynamiques institutionnelles et commerciales de proximité

Hervé Le Goff, Saint-Malo et les guerres maritimes du Ponant durant l’affaire d’Écosse (1512-1560). Une singulière absence

Gwénolé LeGoué-Sinquin,De Vitré à Saint-Malo : un négoce entre terre et mer (1559-1598)

Baptiste Étienne, Deux Frondes, un commerce : Rouen et Saint-Malo au milieu du XVIIesiècle

Jean-Philippe Priotti, En temps de paix comme en temps de guerre. Le commerce de Saint-Malo avec les îles anglo-normandes et britanniques (vers 1500-vers 1650)

 

Deuxième partie- Exploration et conquête des marchés lointains

Jean-Philippe Priotti, Au cœur des échanges européens : argent américain et circuits économiques entre la Bretagne et l’Espagne (1570-1635)

Vicente Montojo Montojo, Les communautés de Bretons dans le Levant espagnol

Éva Guillorel, Saint-Malo et le Canada auXVIesiècle : la puissance et l’oubli

Peter Pope, Le Petit Nord de Saint-Malo

Bernard Allaire, Quelques réflexions sur le succès initial de la filière morutière malouine avec le Sud-Ouest et la Méditerranée : les cas de Bordeaux et de Marseille

Guillaume Lelièvre, La course aux épices : Malouins et Vitréens dans l’océan Indien au début du XVIIe siècle

André Lespagnol, Saint-Malo–pôle marchand de la « première Modernité ». Réflexions et interrogations sur la singularité malouine

Parution du livre  » Conquistadores, négriers et inquisiteurs « 

Éric Roulet (dir.), Conquistadores, négriers et inquisiteurs. Trois figures majeures du monde colonial américain, XVIe-XVIIe siècle, Paris, L’Harmattan, 2018

Le conquistador, le négrier et l’inquisiteur sont trois grandes figures qui émergent de l’oeuvre de Bernard Grunberg. Ils ont participé à la conquête du Nouveau Monde, assujetti et exploité les populations rencontrées et connecté les espaces à l’échelle planétaire. Qu’ils soient bons ou mauvais, ils appartiennent profondément à l’univers dans lequel ils évoluent. Ils ont, chacun à leur façon, fait le XVIe siècle.

 

Colloque des étudiants de master

Mardi 29 mai et Mercredi 30 mai – Université de Lille – Salle des colloques, maison de la recherche, bât. F

Co-organisation université du Littoral-Côte d’Opale/université de Lille

Ce colloque s’adresse principalement aux étudiants de Master de la Faculté des sciences historiques, artistiques et politiques de l’Université de Lille et du Département d’Histoire de l’Université du Littoral Côte d’Opale et est organisé en collaboration avec les laboratoires HALMA (UMR 8164), IRHiS (UMR 8529) et HLLI-CRHAEL (UR 4030).

En outre, cette initiative était inédite en France lors de sa création en 2015, du moins sous la forme d’une activité entièrement organisée par des enseignants-chercheurs, qui débouche sur une véritable publication.

Cette année, les travaux sont placés sous le patronage de Martine Acerra, professeure honoraire de l’université de Nantes.

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Parution du livre « L’assurance maritime » dans la Collection « Les sources de l’histoire maritime »

Christian Borde et Éric Roulet, L’assurance maritime, XIVe-XXe siècle, Shaker Verlag, 2018, 236 p.

La collection « les sources de l’histoire maritime » se consacre à l’étude et à l’analyse des documents spécifiques à l’entreprise maritime. Chaque volume présente un type de source en décrivant les fonds documentaires existants, l’originalité et l’apport de ces sources pour les historiens. Elle propose des textes et documents inédits tirés des archives. La collection s’adresse aux étudiants d’histoire, de Sciences humaines et sociales et de droit, ainsi qu’aux jeunes chercheurs.

L’assurance maritime apparaît au XIVe siècle. Elle s’affirme aux siècles suivants. Le but de cet ouvrage est d’en montrer la nature et la diversité à travers les documents, en particulier les polices, issus des archives et des ouvrages imprimés. Il présente un premier choix de textes significatifs réalisé par des historiens, des juristes et de jeunes chercheurs.

Voir le site de l’éditeur ici.

Parution du livre « Les premières compagnies dans l’Atlantique, 1600-1650 »

Éric Roulet, Les premières compagnies dans l’Atlantique, 1600-1650, Shaker Verlag, 2018, 240 p.

Les compagnies de commerce et de colonisation du XVIIe siècle ne bénéficient pas dans l’historiographie d’une bonne image. Elles sont jugées peu efficaces voire inutiles et inadaptées. Les travaux de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle les ont depuis longtemps condamnées. Il est nécessaire d’aborder autrement la question de leur place dans la première globalisation en les replaçant au cœur du dispositif d’expansion européen, et en privilégiant une démarche résolument comparatiste en prenant en compte les entreprises françaises, anglaises et néerlandaises.

Pour ne regarder que celles qui s’intéressent à l’espace atlantique, le plus fortement concurrentiel, force est de remarquer qu’elles ont joué un rôle essentiel dans la colonisation de l’Amérique au XVIIe siècle, avec l’approbation de leurs gouvernements respectifs, et dans le développement du trafic transocéanique. Elles sont à l’origine de la traite négrière. Mais quoique soutenus par les Éats, dont elles ont obtenu des privilèges, elles n’en ont pas moins une existence propre, ce sont des entreprises privées supportées par des actionnaires qui en attendent des bénéfices.

Le présent ouvrage est le premier volet d’une enquête sur les aspects entrepreneuriaux des compagnies. Il est consacré à l’organisation structurelle de ces compagnies afin de saisir les structures-type, les originalités régionales, et les influences d’un espace à l’autre.

Voir le site de l’éditeur ici.

Parution du livre « Louis Carton, de Saint-Omer à Tunis »

Jean-Louis Podvin, Louis Carton, de Saint-Omer à Tunis, Shaker Verlag, 2017, 194 p.

Louis Carton (1861-1924), natif de Saint-Omer, fait partie des pionniers de l’archéologie française en Afrique du Nord. Après des études de médecine à Lille, il rejoint l’armée dans laquelle il effectue toute sa carrière. Ce médecin militaire, fervent adepte du colonialisme, se passionne pour l’archéologie alors qu’il sert en Tunisie à partir de 1886. Découvreur de plusieurs sites puniques et romains comme Bulla Regia et Thuburnica, il entre en conflit avec les directeurs des services archéologiques qui se mettent en place à cette époque, notamment Pierre Gauckler et Louis Poinssot. Partisan d’un tourisme à vocation culturelle, auteur de nombreux livres et articles, conférencier et polémiste infatigable, il se montre soucieux de la protection du patrimoine tunisien et surtout de Carthage, qu’il contribue à sauvegarder jusqu’à la fin de sa vie. Il enrichit aussi les musées de sa région natale, avec laquelle il a conservé des liens étroits, et où il choisit d’être inhumé.

Voir la table des matières de l’ouvrage

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Soutenance de thèse – Bastien Carpentier

Le lundi 18 décembre, au centre universitaire du musée de l’Ulco à Boulogne-sur-Mer,

Bastien Carpentier a soutenu publiquement sa thèse de doctorat intitulée L’économie politique de la guerre. Giovanni Andrea Doria, la république de Gênes et la monarchie hispanique (1560-1606), devant un jury composé de

Gilbert Buti (Professeur émérite, Université d’Aix-Marseille, Président),

Alain Hugon (Professeur, Université Caen-Normandie, rapporteur),

Anne Brogini (MCF-HDR, Université Nice Sophia Antipolis, rapporteur),

Manuel Herrero Sánchez (Catedrático, Université Pablo de Olavide de Séville)

Jean-Philippe Priotti (MCF-HDR, Université Littoral Côte d’Opale, directeur de thèse).

 

À l’issue de la soutenance, Bastien Carpentier a été admis au titre de docteur en histoire de l’Université Littoral-Côte d’Opale.

Parution du livre « La compagnie des îles de l’Amérique, 1635-1651 »

Éric Roulet, La Compagnie des îles de l’Amérique 1635-1651. Une entreprise coloniale au XVIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2017, 812 p.

La Compagnie des îles de l’Amérique fut créée à l’initiative de Richelieu en 1626 dans le but de coloniser les Petites Antilles et d’organiser le commerce transatlantique. Cette interprétation de la genèse de la pensée coloniale en France retrace donc l’évolution du développement de l’empire colonial français au XVIIe siècle, au moment de la montée en force des rivalités impériales entre les puissances de l’Europe de l’Ouest.

Ouvrage publié avec le soutien du laboratoire HLLI EA 4030 de l’université du Littoral Côte d’Opale.

Renseignements sur le site internet des PUR.

Colloque international « La résilience des villes-portuaires européennes: crises et réinventions (XVIe-XXIe siècle) »

Le colloque tenu les 17 et 18 mai 2018, à Dunkerque (centre de la mémoire urbaine d’agglomération. Halle aux Sucres – Môle 1 – 9003, route du Quai Freycinet 3 – 59 140 Dunkerque)

Retrouvez l’intégralité du programme ici

Organisation: Christian Borde, Sébastien Martin, Laurent Warlouzet & Jean-François Grevet.

Dans le cadre de ce colloque, Sébastien Martin (MCF-Université du Littoral-Côte d’Opale) et Laurent Warlouzet (PR-Université du Littoral-Côte d’Opale) sont intervenus dans La Fabrique de l’Histoire sur France Culture ; une émission à retrouver en podcast.