Parution du volume « Langues d’Angleterre »

Hexateuque BabelLangues d’Angleterre : au-delà du bilinguisme, volume coordonné par Alban Gautier et Jean-Pascal Pouzet.

Le volume n° 68 de la revue Médiévales (printemps 2015) est paru. Il reprend une partie des communications de l’atelier organisé à l’automne 2013 à l’université de Poitiers (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale) avec le soutien du HLLI. On peut consulter le sommaire et les résumés des articles, mais aussi télécharger gratuitement l’introduction, sur le site des Presses universitaires de Vincennes.

Parution du livre « Les Journaux de bord, XIVe-XXIe siècle »

Journaux de bord

Christian Borde et Éric Roulet (dir.), Les Journaux de bord, XIVe-XXIe siècle, Aix-la-Chapelle, Shaker Verlag, 2015.

La collection « Les sources de l’histoire maritime » se consacre à l’étude et à l’analyse d’un type de source spécifique à l’entreprise maritime. Elle présente les fonds documentaires, l’originalité des sources et leur apport pour les historiens. Elle propose des textes et documents inédits tirés des archives. La collection s’adresse aux étudiants d’histoire, de SHS et de droit, et aux jeunes chercheurs.

Le journal de bord est un document historique de première main, au sens littéral du terme. Le but de cet ouvrage est d’en montrer la nature et la diversité en publiant des textes issus des archives et des ouvrages imprimés. Il présente un premier choix de textes significatifs réalisé par des enseignants-chercheurs, des conservateurs de musée et de jeunes chercheurs.

 

Sommaire :

  • Christiane Villain-Gandossi, « Note sur les registres de bord au Moyen Âge »
  • Éric Roulet, « Les malentendus d’un texte célébrissime : le journal de bord du premier voyage de Christophe Colomb en Amérique »
  • Éric Roulet et Patrick Villiers, « La législation française des journaux de bord au XVIIe et au XVIIIe siècle d’après les ordonnances de marine »
  • Annie Madet-Vache, « Le “Journal général historique politique et nautique de la campagne de Mr le comte d’Estaing”, conservé au Musée national de la Marine » 
  • Patrick Villiers, « Les journaux de bord des vaisseaux du Roi. L’exemple des frégates Sensible et Friponne pendant la guerre d’Amérique »
  • Joël Gatrat, « La dernière croisière du corsaire la Fantaisie de Dunkerque (1799) »
  • Florence Le Corre, « Journaux et récits de bord : la collection du Musée national de la Marine »
  • Christian Borde, « Un capitaine caboteur face à l’écriture à bord du lougre Pitre Armel de Nantes, 1861-1863 »
  • Justin Le Carpentier, « Les limites d’une source et l’apport des dossiers de marées. Le chalutier cherbourgeois l’Annie en 1951 »
  • Henri Moulinier, « Témoignage sur le dernier chalutier rochelais de type pêche-arrière, le Peoria (1985-1993) »
  • Isabelle Knab-Delumeau, « Les journaux de bord contemporains dans la marine nationale »
  • Éric Roulet et Christian Borde, « De l’art de tenir un journal de bord »

Parution du livre « Rochefort, arsenal des colonies au XVIIIe siècle »

Rochefort

Sébastien Martin, Rochefort, arsenal des colonies au XVIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes au XVIIIe siècle, 2015. 

Arsenal modèle de Louis XIV, Rochefort fut au XVIIIe siècle une base navale qui reçut la mission originale d’assurer pour la France le ravitaillement de ses possessions coloniales dans le monde atlantique (Nouvelle-France, Caraïbe, Guyane et comptoirs africains). Avec la fin du monopole de la Compagnie des Indes, l’aire de cette logistique d’État s’étendit même un temps aux Mascareignes. Véritable « porte des colonies », Rochefort fut le lieu de concrétisation de la politique coloniale de la France au siècle des Lumières. Pour se faire, la Marine mobilisa navires, infrastructures portuaires et réseaux d’approvisionnement, selon un processus d’une modernité confondante.

Avec cet éclairage sur son « Service des colonies », Rochefort est désormais l’un des arsenaux français les mieux connus. Dans le domaine de l’économie, l’étude donne un aperçu supplémentaire des retombées économiques – directes ou indirectes – que les activités des villes-arsenaux produisirent dans la France préindustrielle. «Ville nouvelle» depuis la création de l’arsenal, Rochefort fut aussi une ville ouverte, plus habituée que les autres arsenaux aux ambiances exotiques grâce à ses relations privilégiées avec les colonies. La réalité des intérieurs rochefortais et l’existence de « familles atlantique » témoignent ainsi de la porosité qui exista entre l’arsenal et son environnement urbain.

À partir d’un corpus documentaire peu ou pas exploité, cet ouvrage livre au lecteur une nouvelle facette de la ville-arsenal, autant qu’il éclaire l’aspect formateur des activités d’une marine de guerre dans l’administration moderne de l’État.  

On peut consulter le sommaire sur le site de l’éditeur.

Parution du livre « La Grande Usine à tulle »

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Christian BORDE et Xavier MORILLION, La Grande usine à tulle. Histoire de l’usine Boulart, site de la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode à Calaisparution le 20 septembre 2014. 

Depuis juin 2009, grâce à l’action conjuguée de la Ville de Calais et de l’Association TRAME-Dentelle, la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode est devenue un pôle de développement du savoir-faire dentellier à Calais, en France et en Europe. Elle est installée dans les murs de l’usine Boulart, ancienne fabrique de tulle et dentelles.

L’ouvrage retrace l’histoire de ce site industriel patrimonialisé, de son implantation et de son évolution entre 1809 et 1999 en précisant le contexte historique : les conjonctures économiques et financières très fluctuantes pour une production soumise aux caprices de la mode et aux incertitudes des exportations sur le marché mondial, et, sur le plan local, la difficile gestion du réseau hydrographique d’une zone de polder encore mal drainée par la « rivièrette » de l’Abyme.

Dans cette histoire très mouvementée, le facteur humain à une place essentielle : « l’entreprise c’est l’entrepreneur », rappelle Bruno Béthouart dans sa préface. Construite sur les ruines d’une tannerie très polluante par un industriel qui fait faillite à la suite d’emprunts aventureux, elle est reprise par la famille Boulart en 1878 qui loue des « occupations » à des fabricants de dentelles très nombreux, que l’ouvrage invite à découvrir jusqu’à l’orée de la phase de patrimonialisation dans les années 1980.

Christian Borde, maître de conférences en histoire contemporaine à l’ULCO, spécialiste d’histoire maritime et histoire des entreprises, a travaillé en collaboration avec Xavier Morillion, notaire honoraire, pour cette restitution historique et patrimoniale d’un échantillon de firmes très révélatrices de l’entrepreneuriat calaisien. Le livre est coédité par l’Université du Littoral-Côte d’Opale, l’association TRAME-Dentelle et la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode.