La formation d’un carrefour culturel: Boulogne-sur-Mer (XIXe-XXe siècles)

Journées d’études

Mercredi 12 septembre 2018 et Mercredi 13 mars 2019

Organisation scientifique : Jean-Louis Podvin et Jean-Philippe Priotti

 

Programme de la journée du 12 septembre 2018

Boulogne, ses expatriés et le reste du monde

  • Jean-Philippe Priotti (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Présentation de la thématique;
  • Xavier Boniface (UPJV, Amiens): Les deux camps de Boulogne (1803-1805 et 1854-1856);
  • René Grevet (Université de Lille): Entre Boulogne et Paris, l’influent Monsieur Daunou;
  • Jean-Pierre Dournel (CPGE Mariette, Boulogne-sur-Mer): Le rôle du collège communal dans la formation des élites boulonnaises;
  • Sandrine Boucher (Bibliothèque, Boulogne-sur-Mer): La bibliothèque de Boulogne-sur-Mer;
  • Bruno Béthouart (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Le chanoine Haigneré, un érudit engagé au cœur de la vie culturelle boulonnaise du XIXesiècle;
  • Jean-François Grevet (ESPE, Lille): Négociants et commissionnaires, entre Boulogne et le monde.

 

Programme de la journée du 13 mars 2019

Boulogne-sur-Mer, réceptacle d’influences étrangères

  • Jean-Louis Podvin (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Présentation de la thématique;
  • Jean-Pierre Lefebvre (ENS, Paris): Heinrich Heine et Boulogne;
  • Magali Domain (ESPE, Lille): Les Alliés à Boulogne-sur-Mer durant la Grande Guerre : quelles empreintes culturelles;
  • Jérémie Dubois (URCA, Reims): La place de Boulogne-sur-Mer dans le dispositif des « foyers franco-allemands » dans l’entre-deux-guerres;
  • Daphné Gontika (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Le musée de Boulogne : des moulages en plâtre aux vases grecs;
  • Dominique Talleux (Boulogne-sur-Mer): La politique muséale boulonnaise au XIXesiècle;
  • Émilie Perrichon (ULCO, Boulogne-sur-Mer): L’enseignement du français langue étrangère à Boulogne au XIXesiècle : influences;
  • Karine Berthaud (Service des archives, Boulogne-sur-Mer): Constant Coquelin, des planches boulonnaises aux scènes internationales.

 

Jusqu’à aujourd’hui, les recherches sur l’histoire culturelle ont fait la part belle aux capitales, négligeant quelque peu les centres secondaires et leur fonction de relais. Boulogne-sur-Mer, aux confins d’influences européennes, africaines et même américaines, et dont l’histoire culturelle reste à faire pour les XIXeet XXesiècles, offre un observatoire de choix pour comprendre l’articulation entre le local, le national et l’international.

Car Boulogne et le Boulonnais furent à cette époque le terreau de nombreux savants ayant marqué leur temps, avec comme figure de proue Auguste Mariette, mais aussi d’autres personnages moins étudiés tels que Ernest Hamy, Alphonse Pinart, Camille Enlart, Guillaume Duchenne, qui, dans des champs d’activité divers, s’étaient bâti une solide réputation en France et à l’étranger. Nombre d’entre eux avaient fréquenté les mêmes établissements scolaires, s’étaient fait connaître grâce à leurs premiers travaux dans et sur le Boulonnais, et la plupart continuèrent à s’entraider lors de séjours à Paris, en Angleterre, en Égypte ou ailleurs.

Au-delà des patronymes, il convient aussi de s’interroger sur les processus économiques, politiques et sociaux qui permirent à ces personnages d’émerger, en étudiant les circulations des hommes, des biens matériels et immatériels entre Boulogne, Londres et Paris notamment, et au-delà, vers des horizons plus lointains.

Cette reconstruction est d’autant plus importante que, dans un chassé-croisé, de nombreux étrangers de renom séjournèrent ou s’établirent à la même époque dans le port boulonnais. Le général San Martín fut de ceux-là, le poète allemand Heine également, ainsi que Zamenhof qui y organisa le premier congrès mondial d’espéranto en 1905.

C’est dire que Boulogne et les Boulonnais furent capables de tirer profit des liens maintenus avec les grandes capitales européennes, en particulier en créant des institutions (musée, bibliothèque, sociétés savantes, etc.) et des logiques de circulations qui promouvaient la concentration de biens culturels – matériels et immatériels – dans le port, ainsi qu’en activant des jeux d’échelles entre le local, le national et l’international. En définitive, ce sont les logiques de la naissance d’un carrefour culturel qu’il convient d’explorer.

Lieu de la manifestation : Centre universitaire du Musée – 34 Grande Rue – 62200 Boulogne-sur-Mer

Contact et inscription : Sophie Bracqbien (03 66 25 64 16 ou sophie.bracqbien@univ-littoral.fr)

Colloque des étudiants de master

Mardi 29 mai et Mercredi 30 mai – Université de Lille – Salle des colloques, maison de la recherche, bât. F

Co-organisation université du Littoral-Côte d’Opale/université de Lille

Ce colloque s’adresse principalement aux étudiants de Master de la Faculté des sciences historiques, artistiques et politiques de l’Université de Lille et du Département d’Histoire de l’Université du Littoral Côte d’Opale et est organisé en collaboration avec les laboratoires HALMA (UMR 8164), IRHiS (UMR 8529) et HLLI-CRHAEL (UR 4030).

En outre, cette initiative était inédite en France lors de sa création en 2015, du moins sous la forme d’une activité entièrement organisée par des enseignants-chercheurs, qui débouche sur une véritable publication.

Cette année, les travaux sont placés sous le patronage de Martine Acerra, professeure honoraire de l’université de Nantes.

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Parution du livre « L’assurance maritime » dans la Collection « Les sources de l’histoire maritime »

Christian Borde et Éric Roulet, L’assurance maritime, XIVe-XXe siècle, Shaker Verlag, 2018, 236 p.

La collection « les sources de l’histoire maritime » se consacre à l’étude et à l’analyse des documents spécifiques à l’entreprise maritime. Chaque volume présente un type de source en décrivant les fonds documentaires existants, l’originalité et l’apport de ces sources pour les historiens. Elle propose des textes et documents inédits tirés des archives. La collection s’adresse aux étudiants d’histoire, de Sciences humaines et sociales et de droit, ainsi qu’aux jeunes chercheurs.

L’assurance maritime apparaît au XIVe siècle. Elle s’affirme aux siècles suivants. Le but de cet ouvrage est d’en montrer la nature et la diversité à travers les documents, en particulier les polices, issus des archives et des ouvrages imprimés. Il présente un premier choix de textes significatifs réalisé par des historiens, des juristes et de jeunes chercheurs.

Voir le site de l’éditeur ici.

Parution du livre « Les premières compagnies dans l’Atlantique, 1600-1650 »

Éric Roulet, Les premières compagnies dans l’Atlantique, 1600-1650, Shaker Verlag, 2018, 240 p.

Les compagnies de commerce et de colonisation du XVIIe siècle ne bénéficient pas dans l’historiographie d’une bonne image. Elles sont jugées peu efficaces voire inutiles et inadaptées. Les travaux de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle les ont depuis longtemps condamnées. Il est nécessaire d’aborder autrement la question de leur place dans la première globalisation en les replaçant au cœur du dispositif d’expansion européen, et en privilégiant une démarche résolument comparatiste en prenant en compte les entreprises françaises, anglaises et néerlandaises.

Pour ne regarder que celles qui s’intéressent à l’espace atlantique, le plus fortement concurrentiel, force est de remarquer qu’elles ont joué un rôle essentiel dans la colonisation de l’Amérique au XVIIe siècle, avec l’approbation de leurs gouvernements respectifs, et dans le développement du trafic transocéanique. Elles sont à l’origine de la traite négrière. Mais quoique soutenus par les Éats, dont elles ont obtenu des privilèges, elles n’en ont pas moins une existence propre, ce sont des entreprises privées supportées par des actionnaires qui en attendent des bénéfices.

Le présent ouvrage est le premier volet d’une enquête sur les aspects entrepreneuriaux des compagnies. Il est consacré à l’organisation structurelle de ces compagnies afin de saisir les structures-type, les originalités régionales, et les influences d’un espace à l’autre.

Voir le site de l’éditeur ici.

Parution du livre « Louis Carton, de Saint-Omer à Tunis »

Jean-Louis Podvin, Louis Carton, de Saint-Omer à Tunis, Shaker Verlag, 2017, 194 p.

Louis Carton (1861-1924), natif de Saint-Omer, fait partie des pionniers de l’archéologie française en Afrique du Nord. Après des études de médecine à Lille, il rejoint l’armée dans laquelle il effectue toute sa carrière. Ce médecin militaire, fervent adepte du colonialisme, se passionne pour l’archéologie alors qu’il sert en Tunisie à partir de 1886. Découvreur de plusieurs sites puniques et romains comme Bulla Regia et Thuburnica, il entre en conflit avec les directeurs des services archéologiques qui se mettent en place à cette époque, notamment Pierre Gauckler et Louis Poinssot. Partisan d’un tourisme à vocation culturelle, auteur de nombreux livres et articles, conférencier et polémiste infatigable, il se montre soucieux de la protection du patrimoine tunisien et surtout de Carthage, qu’il contribue à sauvegarder jusqu’à la fin de sa vie. Il enrichit aussi les musées de sa région natale, avec laquelle il a conservé des liens étroits, et où il choisit d’être inhumé.

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Soutenance de thèse – Bastien Carpentier

Le lundi 18 décembre, au centre universitaire du musée de l’Ulco à Boulogne-sur-Mer,

Bastien Carpentier a soutenu publiquement sa thèse de doctorat intitulée L’économie politique de la guerre. Giovanni Andrea Doria, la république de Gênes et la monarchie hispanique (1560-1606), devant un jury composé de

Gilbert Buti (Professeur émérite, Université d’Aix-Marseille, Président),

Alain Hugon (Professeur, Université Caen-Normandie, rapporteur),

Anne Brogini (MCF-HDR, Université Nice Sophia Antipolis, rapporteur),

Manuel Herrero Sánchez (Catedrático, Université Pablo de Olavide de Séville)

Jean-Philippe Priotti (MCF-HDR, Université Littoral Côte d’Opale, directeur de thèse).

 

À l’issue de la soutenance, Bastien Carpentier a été admis au titre de docteur en histoire de l’Université Littoral-Côte d’Opale.

Parution du livre « La compagnie des îles de l’Amérique, 1635-1651 »

Éric Roulet, La Compagnie des îles de l’Amérique 1635-1651. Une entreprise coloniale au XVIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2017, 812 p.

La Compagnie des îles de l’Amérique fut créée à l’initiative de Richelieu en 1626 dans le but de coloniser les Petites Antilles et d’organiser le commerce transatlantique. Cette interprétation de la genèse de la pensée coloniale en France retrace donc l’évolution du développement de l’empire colonial français au XVIIe siècle, au moment de la montée en force des rivalités impériales entre les puissances de l’Europe de l’Ouest.

Ouvrage publié avec le soutien du laboratoire HLLI EA 4030 de l’université du Littoral Côte d’Opale.

Renseignements sur le site internet des PUR.

Colloque international « La résilience des villes-portuaires européennes: crises et réinventions (XVIe-XXIe siècle) »

Le colloque tenu les 17 et 18 mai 2018, à Dunkerque (centre de la mémoire urbaine d’agglomération. Halle aux Sucres – Môle 1 – 9003, route du Quai Freycinet 3 – 59 140 Dunkerque)

Retrouvez l’intégralité du programme ici

Organisation: Christian Borde, Sébastien Martin, Laurent Warlouzet & Jean-François Grevet.

Dans le cadre de ce colloque, Sébastien Martin (MCF-Université du Littoral-Côte d’Opale) et Laurent Warlouzet (PR-Université du Littoral-Côte d’Opale) sont intervenus dans La Fabrique de l’Histoire sur France Culture ; une émission à retrouver en podcast.

Parution du livre «Écritures indigènes de la conquête du Mexique»

978-3-8440-3462-2_Cover_B Éric Roulet (éd.), Écritures indigènes de la conquête du Mexique à l’époque coloniale (XVIe siècle), Aix-la-Chapelle, Shaker Verlag, 2016.

La conquête est un choc pour les populations indigènes du Mexique, Les Aztèques sont vaincus, Les Espagnols imposent leur loi. Et les Indiens racontent alors le temps jadis et l’effroyable épreuve qu’ils viennent d’affronter. Ils composent des chants. Ils peignent des livres, les codex. Ils écrivent des histoires, leur histoire. Mais dans quelle mesure ces récits de la Conquête écrits à l’epoque coloniale offrent-ils une vision indigène du passé ?

On peut trouver des renseignements complémentaires sur cet ouvrage (dont la table des matières) sur le site de l’éditeur.

Parution du volume « Langues d’Angleterre »

Hexateuque BabelLangues d’Angleterre : au-delà du bilinguisme, volume coordonné par Alban Gautier et Jean-Pascal Pouzet.

Le volume n° 68 de la revue Médiévales (printemps 2015) est paru. Il reprend une partie des communications de l’atelier organisé à l’automne 2013 à l’université de Poitiers (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale) avec le soutien du HLLI. On peut consulter le sommaire et les résumés des articles, mais aussi télécharger gratuitement l’introduction, sur le site des Presses universitaires de Vincennes.