Appel à communication – Journée d’études « La déterritorialisation : résistance ou résilience ? »

« La déterritorialisation : résistance ou résilience ? (Antiquité – Moyen Âge) »

Journée d’études, 17 novembre 2020 – Boulogne-sur-Mer

Confrontées à l’affirmation d’une autorité jugée hostile sur leurs territoires, les populations disposent d’un répertoire d’actions de résistance relativement vaste. La manifestation, la désobéissance civile ou la lutte active, par la plume ou par les armes, sont les recours les plus répandus mais ne sont pas les seules options. Quand les populations ont le sentiment que le départ est nécessaire, la déterritorialisation peut être également, selon certaines modalités, une œuvre de résistance ou une forme de résilience. Que l’on pense à l’anachorèse des paysans égyptiens écrasés d’impôts, à la fuite au désert des pseudo-messies juifs du Ier siècle, à l’abandon parfois de territoires entiers pour se resserrer à l’échelle de villes ou de quartiers, la déterritorialisation a pu s’expliquer par des logiques pragmatiques et bassement matérielles, mais elle a pu se nourrir aussi de motivations, voire de justifications ou de critiques plus ou moins élaborées (éventuellement a posteriori), mettant en évidence, prétextant ou instrumentalisant un refus de l’obéissance ou du mélange social, politique ou culturel. Comprise ainsi, la déterritorialisation peut n’être pas qu’une simple fuite, mais la sublimation d’une perte. Elle a pu être pensée, appliquée et vécue comme un mode de résistance, voire de survie collective, physique ou identitaire. Elle a pu être volontaire tout autant que contrainte ou incitée, attendue par l’autre parti ou le prendre au dépourvu, permettre d’échapper au pire ou entraîner de lourdes difficultés en exil.

Le propos de la présente journée d’études serait d’explorer ce mode d’action sociale et politique, ainsi que ses justifications dans les sources parvenues jusqu’à nous. Il se structurerait autour de trois axes principaux, au sein desquels l’échec ou le succès devra être questionné :

  1. L’abandon territorial, qui est souvent (quoique pas seulement) une forme de résistance aux structures de contrôle et d’exploitation du territoire. On entend par là toute décision de faire obstacle au bon gouvernement et à la bonne gestion du territoire par une entité politique (au sens large) dominante. La grève agricole ou le simple usage de la menace de grève, attestée en Égypte hellénistique, la contrebande ou encore l’évasion fiscale quand elles mettent en avant un motif d’opposition politique, constituent parmi tant d’autres des modalités d’action qui méritent d’être analysées. Sans oublier que l’abandon territorial pour raisons politiques peut être l’une des causes de la naissance de groupes diasporiques et de recompositions identitaires à l’étranger.
  2. La déterritorialisation sublimée, qui peut répondre à l’appropriation territoriale. La résistance peut parfois passer par des logiques de déterritorialisation symbolique, à l’époque où le pays est réapproprié, éventuellement de manière culturelle, religieuse ou intellectuelle, par une autre entité. Le choix des Juifs de l’époque talmudique de construire la mémoire d’un temple de Jérusalem couvrant de son ombre toute la terre de Judée pourrait être ainsi une réponse à l’accaparement par les chrétiens des terres, des villes et de l’histoire juives. Devant ce qui apparaît comme une menace pour l’identité collective, les Sages auraient symboliquement renoncé à leur territoire afin de permettre la survie du judaïsme.
  3. Le réinvestissement symbolique de nouveaux territoires réels ou imaginaires. Celui-ci peut survenir après la perte de territoires d’importance quasi-identitaire. On pense ici aux projets des croisades tardives formulés après la perte des derniers États Latins d’Orient en 1291. On pense également à l’invention de nouvelles capitales politiques par des pouvoirs défaits, telle Bourges pour le Dauphin Charles auquel la Couronne de France est contestée. On pense également pour les juifs médiévaux au phénomène de regroupement dans des quartiers confessionnels ou de promotion de nouvelles terres promises pour recréer (ou non) la Sion perdue.

 

Afin d’explorer ce mode d’action individuelle et/ou collective, toutes les propositions de communication explorant les temps antiques et médiévaux sont les bienvenues, qu’il s’agisse d’études de détail ou de synthèses de plus petite échelle. Une approche interdisciplinaire ouvrant la perspective dans le champ de la littérature et des sciences sociales serait appréciée.

 

Calendrier

L’appel à propositions est ouvert jusqu’au vendredi 3 juillet. La réponse sera donnée dans les quinze jours. La journée d’études aura lieu à Boulogne-sur-Mer, au site universitaire du Musée (Université du Littoral – Côte d’Opale) le mardi 17 novembre 2020. Les travaux sont susceptibles de donner lieu à publication sous la forme d’un dossier thématique dans une revue spécialisée.

Organisateurs

Claire Soussen, Professeure en histoire médiévale, ULCO, UR 4030 H.L.L.I. (claire.soussen@univ-littoral.fr)

Michaël Girardin, Maître de Conférences en histoire ancienne, ULCO, UR 4030 H.L.L.I. (michael.girardin@univ-littoral.fr)

Table ronde Les migrations dans le monde occidental – REPORTÉE

Mardi 24 mars

Table ronde : Les migrations religieuses dans le monde occidental, XIVe-XVIIIe s.

Centre universitaire du Musée

14h, Eric ROULET, université du Littoral, introduction

14h30, Susanne LACHENICHT, université de Bayreuth, Migrations religieuses dans le monde atlantique XVIe-XVIIIe siècle

15h30, Eric ROULET, université du Littoral, Les juifs hollandais dans les Antilles françaises »,

16h30, Susanne LACHENICHT, université de Bayreuth, Religion et colonisation : la perspective des empires européens

Colloque Religion et colonisation – REPORTÉ

Colloque

Religion et colonisation. Les groupes religieux minorisés et le peuplement des Amériques, XVe-XIXe s.

25 et 26 mars 2020, université du Littoral-Côte d’Opale, Centre universitaire du Musée, Boulogne-sur-Mer

 

Le colloque s’attachera à la compréhension des logiques de peuplement de l’espace américain (continental et insulaire) par les minorités religieuses et l’évaluation de leur part dans la construction du nouvel espace social et politique. Comment les groupes religieux minorisés (juifs, « mores », huguenots, catholiques irlandais et anglais, groupes « sectaires », pour ne citer qu’eux) se sont insérés dans les nouvelles sociétés coloniales et ont participé à leur construction originale ? Quelle place occupent-ils dans les sociétés coloniales ? à quel niveau se situent-ils tant sur le plan numérique que social. Forment-ils un groupe distinct, se fondent-ils ensuite dans la société, forment-ils des élites ? Quelles sont leurs motivations ? Programme ici

Contact : eric.roulet@univ-littoral.fr

Colloque des étudiant.e.s de master en histoire, histoire de l’art et archéologie

Appel à communication

Les lundi 25 et mardi 26 mai 2020 se tiendra, au Musée de l’Hospice Comtesse et à l’Université de Lille, le VIe Colloque des étudiants de Master en sciences historiques et artistiques avec pour objectif de permettre aux étudiantes et étudiants de présenter pour une première fois dans un cadre scientifique leurs travaux de recherche. Les actes feront l’objet d’une publication sous la forme d’un livre imprimé. Si ce colloque s’adresse avant tout aux étudiants de master, il sera public et il permettra à un maximum de trois étudiants de L3 ayant produit un travail d’étude et de recherche (TER) exceptionnel de prendre la parole dans le cadre du colloque et, ainsi, de participer à la publication des actes.

Le nombre de places étant limité et le colloque étant un véritable exercice scientifique, un comité composé d’enseignants-chercheurs évaluera les candidatures ainsi que, ultérieurement, les articles qui pourront en découler.

Pour soumettre leur candidature, les étudiants de Master et L3 intéressés ont jusqu’au dimanche 1er mars 2020 à minuit pour envoyer un résumé du projet de communication au comité d’organisation à l’adresse suivante : bertrand.cosnet@univ-lille.fr. Le résumé, qui devra impérativement avoir été relu par le directeur du mémoire, ne devra pas dépasser 2000 signes, espaces inclus. En outre, les éléments suivants devront apparaître sur le document : le nom et le prénom du candidat, le nom et le prénom du directeur, l’année d’étude (Licence 3, Master 1 ou Master 2), le titre du mémoire de M1 et, le cas échéant, celui de M2 ainsi que l’université.

Les résumés seront étudiés par deux membres du comité scientifique. La sélection sera publiée le lundi 1er avril 2020.

Chacune des interventions, consacrée à un aspect du sujet de recherche de l’étudiant, durera 20 minutes et sera suivie de 10 minutes de discussion.

Le texte de l’intervention devra être rendu, mis aux normes de publication, pour septembre 2020, afin de permettre la parution des actes de cette rencontre au printemps 2021.

Le comité organisateur est composé de Bertrand Cosnet (MCF en Histoire de l’art médiéval, Université de Lille / IRHiS), de Caroline Husquin (MCF en Histoire romaine et archéologie, Université de Lille / HALMA), de Sylvain Lesage (MCF en Histoire contemporaine, Université de Lille / IRHiS), de Sébastien Martin (MCF en Histoire moderne, Université du Littoral-Côte d’Opale / HLLI-CRHAEL), de Claire Soussen (PR en histoire médiévale, Université du Littoral-Côte d’Opale / HLLI-CRHAEL) et de Mathieu Vivas (MCF en Histoire médiévale et archéologie, Université de Lille – SHS / IRHiS).

Journée d’étude « La circulation des hommes et des marchandises dans l’Atlantique, XVIIe-XVIIIeé siècle »

Journée d’étude « La circulation des hommes et des marchandises dans l’Atlantique, XVIIe-XVIIIe siècle »

Mercredi 20 novembre, 10h-17h

Centre universitaire du musée – Boulogne-sur-Mer

Coordination scientifique: Éric Roulet

Programme ici

Journée d’étude « Un long voyage, une aventure humaine. Comprendre les voyages au lointain dans leur durée »

Journée d’étude « Un long voyage, une aventure humaine. Comprendre les voyage au lointain dans leur durée ».

Mercredi 4 décembre, 10h-17h

Centre universitaire du Musée – Boulogne-sur-Mer

Coordination scientifique : Éric Roulet

Programme ici

Journée d’études « Une expérience singulière : la vie à bord d’un navire dans les récits de voyage »

Journées d’étude « Une expérience singulière. La vie à des navires dans les récits de voyage ».

Mercredi 11 décembre 2019, 10h-17h

Coordination scientifique : Éric Roulet

Programme ici

Colloque des étudiant.e.s de master en histoire, histoire de l’art et archéologie

Lundi 27 mai – Université de Lille – maison de la recherche, salle des colloques

Mardi 28 mai – Université du Littoral – Centre universitaire du musée, amphi 1

Co-organisation université du Littoral-Côte d’Opale/université de Lille

Ce colloque s’adresse principalement aux étudiants de Master de la Faculté des sciences historiques, artistiques et politiques de l’Université de Lille et du Département d’Histoire de l’Université du Littoral Côte d’Opale et est organisé en collaboration avec les laboratoires HALMA (UMR 8164), IRHiS (UMR 8529) et HLLI-CRHAEL (UR 4030).

En outre, cette initiative était inédite en France lors de sa création en 2015, du moins sous la forme d’une activité entièrement organisée par des enseignants-chercheurs, qui débouche sur une véritable publication.

Cette année, les travaux sont placés sous le patronage de Anne Daguet-Gagey, professeure d’histoire romaine à l’université d’Artois.

Pour le programme, cliquez ici

Journée d’étude « Circulations culturelles entre Europe et Amérique »

Jeudi 21 mars 2019 9h – 17h15 – Salle Napoléon

Programme

9h, Jean Philippe PRIOTTI, Université du Littoral : Présentation générale

9h15, Guillaume LESCOP, Université du Littoral : Les Américains à Boulogne-sur-Mer au XIXe siècle

10h, Guillaume PRUVOST, Université du Littoral : De Saint-Omer au Stamp Act. L’éducation de Charles Carroll of Carrollton à l’épreuve américaine

11h, Nathalie BROWN, Université Aix-Marseille : Sur les traces des codex mexicains peints du 16e siècle : entre tradition et européanisation

11h45 – 13h30 : Repas

13h30, Léa RUOCCO, Université du Littoral : L’Amérique interdite ? Les Génois et la Carrera de Indias au début du XVIème siècle

14h15, Romain LECLERCQ, Université du Littoral : Circulations culturelles et économiques : le tabac en Flandre au XVIIIe siècle

15h45, Hamza FARAH-ROBLEH, Université du Littoral : Étude de la relation interculturelle entre l’Amérique et l’Europe à travers le cas des installations militaires en République de Djibouti.

16h30, Julia OLAYA MORÁN, Université du Littoral : Les échanges culturels entre l’Amérique Latine et la Côte d’Opale à travers l’économie du poisson

17h15, Conclusions

Colloque des étudiant.e.s de master en histoire, histoire de l’art et archéologie

Appel à communication

Les lundi 27 et mardi 28 mai 2019 se tiendra le VeColloque des étudiant·e·s de master en Sciences historiques et artistiques avec pour objectif de permettre aux étudiantes et étudiants de présenter pour une première fois dans un cadre scientifique leurs travaux de recherche. Les actes feront l’objet d’une publication électronique. Si ce colloque s’adresse avant tout aux étudiant·e·s de master, il sera public et il permettra à un maximum de trois étudiant·e·s de L3 ayant produit un travail d’étude et de recherche (TER) exceptionnel de prendre la parole dans le cadre du colloque et, ainsi, de participer à la publication des actes.

Le nombre de places étant limité et le colloque étant un véritable exercice scientifique, un comité composé d’enseignantes‑chercheuses et enseignants-chercheurs évaluera les candidatures ainsi que, ultérieurement, les articles qui pourront en découler.

 

Pour soumettre leur candidature, les étudiants de Master et L3 intéressés ont jusqu’au dimanche 15 mars 2019 à minuitpour envoyer un résumé du projet de communication au comité d’organisation à l’adresse suivante : colloque.etudiant.master@gmail.com. Le résumé, qui devra impérativement avoir été relu par la directrice/le directeur du mémoire, ne devra pas dépasser 2000 signes, espaces inclus. En outre, les éléments suivants devront apparaître sur le document : le nom et le prénom de la candidate/du candidat, le nom et le prénom de la directrice/du directeur, l’année d’étude (Licence 3, Master 1 ou Master 2), le titre du mémoire de M1 et, le cas échéant, celui de M2 ainsi que l’université.

Les résumés seront étudiés par deux membres du comité scientifique, un·e interne et un·e extérieur. La sélection sera publiée le lundi 1eravril 2019.

Chacune des interventions, centrée sur le sujet de recherche de l’étudiant·e, durera 20 minutes et sera suivie de 10 minutes de discussion.

Le texte de l’intervention devra être rendu, mis aux normes de publication, pour septembre 2019, afin de permettre une mise en ligne des actes de cette rencontre au printemps 2020.

Le comité organisateur est composé de Bertrand Cosnet (MCF en Histoire de l’art médiéval, Université de Lille / IRHiS), de Caroline Husquin (MCF en Histoire romaine et archéologie, Université de Lille / HALMA), de Sylvain Lesage (MCF en Histoire contemporaine, Université de Lille / IRHiS), de Sébastien Martin (MCF en Histoire moderne, Université du Littoral-Côte d’Opale / HLLI-CRHAEL), de Claire Soussen (PR en histoire médiévale, Université du Littoral-Côte d’Opale / HLLI-CRHAEL) et de Mathieu Vivas (MCF en Histoire médiévale et archéologie, Université de Lille – SHS/ IRHiS).

 

Tous les détails sur https://colloqueshap.univ-lille3.fr/