GIS-CNRS Histoire et Sciences de la mer

Le HLLI-CRHAEL et le LARJ accueillent la session d’automne du GIS-CNRS Histoire et Science de la mer les 21, 22 et 23 novembre prochains.

Salle du conseil de la Communauté d’agglomération du Boulonnais, 1, bd du Bassin Napoléon à Boulogne-sur-Mer.

 

-Mercredi 21 et Jeudi 22 novembre : Journées interdisciplinaires « Ressources, usages, souveraineté »

Mercredi 21 novembre, 14 h à 18 h 45 : La régulation des flux maritimes (Session 1)

Jeudi 22 novembre, 9 h 30 à 18 h : Exploitation des énergies (Session 2) et le Brexit (Session 3)

-Vendredi 23 novembre : Assemblée générale du GIS

Retrouvez le programme complet ici

Prix d’histoire maritime 2018 à Bastien Carpentier

Le mardi 18 octobre, aux Archives nationales à Paris,

Bastien Carpentier a reçu le Prix d’Histoire maritime Etienne Taillemite de la Société Française d’Histoire maritime, pour son travail de thèse intitulé L’économie politique de la guerre. Giovanni Andrea Doria, la république de Gênes et la monarchie hispanique (1560-1606), sous la direction de Jean-Philippe Priotti, MCF-HDR à l’Université du Littoral-Côte d’Opale.

Créé à la mémoire de l’Inspecteur général des Archives de France Étienne Taillemite (1924-2011),  ce prix récompense chaque année un premier livre publié par un historien et une thèse à caractère universitaire.

Parution de « Saint-Malo, construction d’un pôle marchand »

Jean-Philippe Priotti (dir.), Saint-Malo, construction d’un pôle marchand (années 1480-1650), hors-série, Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, numéro de novembre 2018

Sur les traces des pionniers malouins (explorateurs, marins et marchands), un groupe de chercheurs internationaux examinent les mécanismes qui permettent de poser les bases d’un grand pôle commercial à Saint-Malo. Bravant les dangers de tous les océans, ces hommes sont d’abord observés dans leurs activités de cabotage, dont les modalités devaient constituer la matrice de leur système d’échanges et assurer la première accumulation de capitaux. Authentiques marchands-aventuriers, ils n’hésitent pas à prendre les armes pour défendre la ville, leurs chargements à bord de petites embarcations comme leurs gros navires, faits singuliers dans un milieu marchand soucieux de paix, au pied peu marin et traditionnellement consacré tout entier au commerce. « Malouin suis » dit la tradition, pourtant, plus d’un tiers d’entre eux meurent hors de la ville et un grand nombre traitent au quotidien avec des gens d’affaires et de mer issus des quatre coins de l’Europe, et avec des populations d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Qu’est-ce donc que d’être malouin dans un port où nombreux sont les polyglottes et où la pluralité des identités constituent une ressource essentielle du succès ?

 

Sommaire

Présentation : Jean-Philippe Priotti, La réussite malouine entre mobilité, commerce et jeux d’identification (XVIe-XVIIesiècles)

Première partie- Dynamiques institutionnelles et commerciales de proximité

Hervé Le Goff, Saint-Malo et les guerres maritimes du Ponant durant l’affaire d’Écosse (1512-1560). Une singulière absence

Gwénolé LeGoué-Sinquin,De Vitré à Saint-Malo : un négoce entre terre et mer (1559-1598)

Baptiste Étienne, Deux Frondes, un commerce : Rouen et Saint-Malo au milieu du XVIIesiècle

Jean-Philippe Priotti, En temps de paix comme en temps de guerre. Le commerce de Saint-Malo avec les îles anglo-normandes et britanniques (vers 1500-vers 1650)

 

Deuxième partie- Exploration et conquête des marchés lointains

Jean-Philippe Priotti, Au cœur des échanges européens : argent américain et circuits économiques entre la Bretagne et l’Espagne (1570-1635)

Vicente Montojo Montojo, Les communautés de Bretons dans le Levant espagnol

Éva Guillorel, Saint-Malo et le Canada auXVIesiècle : la puissance et l’oubli

Peter Pope, Le Petit Nord de Saint-Malo

Bernard Allaire, Quelques réflexions sur le succès initial de la filière morutière malouine avec le Sud-Ouest et la Méditerranée : les cas de Bordeaux et de Marseille

Guillaume Lelièvre, La course aux épices : Malouins et Vitréens dans l’océan Indien au début du XVIIe siècle

André Lespagnol, Saint-Malo–pôle marchand de la « première Modernité ». Réflexions et interrogations sur la singularité malouine

Parution du livre  » Conquistadores, négriers et inquisiteurs « 

Éric Roulet (dir.), Conquistadores, négriers et inquisiteurs. Trois figures majeures du monde colonial américain, XVIe-XVIIe siècle, Paris, L’Harmattan, 2018

Le conquistador, le négrier et l’inquisiteur sont trois grandes figures qui émergent de l’oeuvre de Bernard Grunberg. Ils ont participé à la conquête du Nouveau Monde, assujetti et exploité les populations rencontrées et connecté les espaces à l’échelle planétaire. Qu’ils soient bons ou mauvais, ils appartiennent profondément à l’univers dans lequel ils évoluent. Ils ont, chacun à leur façon, fait le XVIe siècle.

 

La formation d’un carrefour culturel: Boulogne-sur-Mer (XIXe-XXe siècles)

Journées d’études

Mercredi 12 septembre 2018 et Mercredi 13 mars 2019

Organisation scientifique : Jean-Louis Podvin et Jean-Philippe Priotti

 

Programme de la journée du 12 septembre 2018

Boulogne, ses expatriés et le reste du monde

  • Jean-Philippe Priotti (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Présentation de la thématique;
  • Xavier Boniface (UPJV, Amiens): Les deux camps de Boulogne (1803-1805 et 1854-1856);
  • René Grevet (Université de Lille): Entre Boulogne et Paris, l’influent Monsieur Daunou;
  • Jean-Pierre Dournel (CPGE Mariette, Boulogne-sur-Mer): Le rôle du collège communal dans la formation des élites boulonnaises;
  • Sandrine Boucher (Bibliothèque, Boulogne-sur-Mer): La bibliothèque de Boulogne-sur-Mer;
  • Bruno Béthouart (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Le chanoine Haigneré, un érudit engagé au cœur de la vie culturelle boulonnaise du XIXesiècle;
  • Jean-François Grevet (ESPE, Lille): Négociants et commissionnaires, entre Boulogne et le monde.

 

Programme de la journée du 13 mars 2019

Boulogne-sur-Mer, réceptacle d’influences étrangères

  • Jean-Louis Podvin (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Présentation de la thématique;
  • Jean-Pierre Lefebvre (ENS, Paris): Heinrich Heine et Boulogne;
  • Magali Domain (ESPE, Lille): Les Alliés à Boulogne-sur-Mer durant la Grande Guerre : quelles empreintes culturelles;
  • Jérémie Dubois (URCA, Reims): La place de Boulogne-sur-Mer dans le dispositif des « foyers franco-allemands » dans l’entre-deux-guerres;
  • Daphné Gontika (ULCO, Boulogne-sur-Mer): Le musée de Boulogne : des moulages en plâtre aux vases grecs;
  • Dominique Talleux (Boulogne-sur-Mer): La politique muséale boulonnaise au XIXesiècle;
  • Émilie Perrichon (ULCO, Boulogne-sur-Mer): L’enseignement du français langue étrangère à Boulogne au XIXesiècle : influences;
  • Karine Berthaud (Service des archives, Boulogne-sur-Mer): Constant Coquelin, des planches boulonnaises aux scènes internationales.

 

Jusqu’à aujourd’hui, les recherches sur l’histoire culturelle ont fait la part belle aux capitales, négligeant quelque peu les centres secondaires et leur fonction de relais. Boulogne-sur-Mer, aux confins d’influences européennes, africaines et même américaines, et dont l’histoire culturelle reste à faire pour les XIXeet XXesiècles, offre un observatoire de choix pour comprendre l’articulation entre le local, le national et l’international.

Car Boulogne et le Boulonnais furent à cette époque le terreau de nombreux savants ayant marqué leur temps, avec comme figure de proue Auguste Mariette, mais aussi d’autres personnages moins étudiés tels que Ernest Hamy, Alphonse Pinart, Camille Enlart, Guillaume Duchenne, qui, dans des champs d’activité divers, s’étaient bâti une solide réputation en France et à l’étranger. Nombre d’entre eux avaient fréquenté les mêmes établissements scolaires, s’étaient fait connaître grâce à leurs premiers travaux dans et sur le Boulonnais, et la plupart continuèrent à s’entraider lors de séjours à Paris, en Angleterre, en Égypte ou ailleurs.

Au-delà des patronymes, il convient aussi de s’interroger sur les processus économiques, politiques et sociaux qui permirent à ces personnages d’émerger, en étudiant les circulations des hommes, des biens matériels et immatériels entre Boulogne, Londres et Paris notamment, et au-delà, vers des horizons plus lointains.

Cette reconstruction est d’autant plus importante que, dans un chassé-croisé, de nombreux étrangers de renom séjournèrent ou s’établirent à la même époque dans le port boulonnais. Le général San Martín fut de ceux-là, le poète allemand Heine également, ainsi que Zamenhof qui y organisa le premier congrès mondial d’espéranto en 1905.

C’est dire que Boulogne et les Boulonnais furent capables de tirer profit des liens maintenus avec les grandes capitales européennes, en particulier en créant des institutions (musée, bibliothèque, sociétés savantes, etc.) et des logiques de circulations qui promouvaient la concentration de biens culturels – matériels et immatériels – dans le port, ainsi qu’en activant des jeux d’échelles entre le local, le national et l’international. En définitive, ce sont les logiques de la naissance d’un carrefour culturel qu’il convient d’explorer.

Lieu de la manifestation : Centre universitaire du Musée – 34 Grande Rue – 62200 Boulogne-sur-Mer

Contact et inscription : Sophie Bracqbien (03 66 25 64 16 ou sophie.bracqbien@univ-littoral.fr)

Colloque des étudiants de master

Mardi 29 mai et Mercredi 30 mai – Université de Lille – Salle des colloques, maison de la recherche, bât. F

Co-organisation université du Littoral-Côte d’Opale/université de Lille

Ce colloque s’adresse principalement aux étudiants de Master de la Faculté des sciences historiques, artistiques et politiques de l’Université de Lille et du Département d’Histoire de l’Université du Littoral Côte d’Opale et est organisé en collaboration avec les laboratoires HALMA (UMR 8164), IRHiS (UMR 8529) et HLLI-CRHAEL (UR 4030).

En outre, cette initiative était inédite en France lors de sa création en 2015, du moins sous la forme d’une activité entièrement organisée par des enseignants-chercheurs, qui débouche sur une véritable publication.

Cette année, les travaux sont placés sous le patronage de Martine Acerra, professeure honoraire de l’université de Nantes.

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Parution du livre « L’assurance maritime » dans la Collection « Les sources de l’histoire maritime »

Christian Borde et Éric Roulet, L’assurance maritime, XIVe-XXe siècle, Shaker Verlag, 2018, 236 p.

La collection « les sources de l’histoire maritime » se consacre à l’étude et à l’analyse des documents spécifiques à l’entreprise maritime. Chaque volume présente un type de source en décrivant les fonds documentaires existants, l’originalité et l’apport de ces sources pour les historiens. Elle propose des textes et documents inédits tirés des archives. La collection s’adresse aux étudiants d’histoire, de Sciences humaines et sociales et de droit, ainsi qu’aux jeunes chercheurs.

L’assurance maritime apparaît au XIVe siècle. Elle s’affirme aux siècles suivants. Le but de cet ouvrage est d’en montrer la nature et la diversité à travers les documents, en particulier les polices, issus des archives et des ouvrages imprimés. Il présente un premier choix de textes significatifs réalisé par des historiens, des juristes et de jeunes chercheurs.

Voir le site de l’éditeur ici.

Parution du livre « Les premières compagnies dans l’Atlantique, 1600-1650 »

Éric Roulet, Les premières compagnies dans l’Atlantique, 1600-1650, Shaker Verlag, 2018, 240 p.

Les compagnies de commerce et de colonisation du XVIIe siècle ne bénéficient pas dans l’historiographie d’une bonne image. Elles sont jugées peu efficaces voire inutiles et inadaptées. Les travaux de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle les ont depuis longtemps condamnées. Il est nécessaire d’aborder autrement la question de leur place dans la première globalisation en les replaçant au cœur du dispositif d’expansion européen, et en privilégiant une démarche résolument comparatiste en prenant en compte les entreprises françaises, anglaises et néerlandaises.

Pour ne regarder que celles qui s’intéressent à l’espace atlantique, le plus fortement concurrentiel, force est de remarquer qu’elles ont joué un rôle essentiel dans la colonisation de l’Amérique au XVIIe siècle, avec l’approbation de leurs gouvernements respectifs, et dans le développement du trafic transocéanique. Elles sont à l’origine de la traite négrière. Mais quoique soutenus par les Éats, dont elles ont obtenu des privilèges, elles n’en ont pas moins une existence propre, ce sont des entreprises privées supportées par des actionnaires qui en attendent des bénéfices.

Le présent ouvrage est le premier volet d’une enquête sur les aspects entrepreneuriaux des compagnies. Il est consacré à l’organisation structurelle de ces compagnies afin de saisir les structures-type, les originalités régionales, et les influences d’un espace à l’autre.

Voir le site de l’éditeur ici.

Parution du livre « Louis Carton, de Saint-Omer à Tunis »

Jean-Louis Podvin, Louis Carton, de Saint-Omer à Tunis, Shaker Verlag, 2017, 194 p.

Louis Carton (1861-1924), natif de Saint-Omer, fait partie des pionniers de l’archéologie française en Afrique du Nord. Après des études de médecine à Lille, il rejoint l’armée dans laquelle il effectue toute sa carrière. Ce médecin militaire, fervent adepte du colonialisme, se passionne pour l’archéologie alors qu’il sert en Tunisie à partir de 1886. Découvreur de plusieurs sites puniques et romains comme Bulla Regia et Thuburnica, il entre en conflit avec les directeurs des services archéologiques qui se mettent en place à cette époque, notamment Pierre Gauckler et Louis Poinssot. Partisan d’un tourisme à vocation culturelle, auteur de nombreux livres et articles, conférencier et polémiste infatigable, il se montre soucieux de la protection du patrimoine tunisien et surtout de Carthage, qu’il contribue à sauvegarder jusqu’à la fin de sa vie. Il enrichit aussi les musées de sa région natale, avec laquelle il a conservé des liens étroits, et où il choisit d’être inhumé.

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Soutenance de thèse – Bastien Carpentier

Le lundi 18 décembre, au centre universitaire du musée de l’Ulco à Boulogne-sur-Mer,

Bastien Carpentier a soutenu publiquement sa thèse de doctorat intitulée L’économie politique de la guerre. Giovanni Andrea Doria, la république de Gênes et la monarchie hispanique (1560-1606), devant un jury composé de

Gilbert Buti (Professeur émérite, Université d’Aix-Marseille, Président),

Alain Hugon (Professeur, Université Caen-Normandie, rapporteur),

Anne Brogini (MCF-HDR, Université Nice Sophia Antipolis, rapporteur),

Manuel Herrero Sánchez (Catedrático, Université Pablo de Olavide de Séville)

Jean-Philippe Priotti (MCF-HDR, Université Littoral Côte d’Opale, directeur de thèse).

 

À l’issue de la soutenance, Bastien Carpentier a été admis au titre de docteur en histoire de l’Université Littoral-Côte d’Opale.